Le Caire protecteur du hajj et pèlerinage à La Mecque


Le Caire protecteur du hajj et pèlerinage à La Mecque

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Le Caire protecteur du hajj et pèlerinage à La Mecque
  • 07/09/2020
  • Non classe

Ayant perdu leur superbe, les Abbassides ne sont plus les protecteurs de La Mecque. Le Caire prend le relais. L'atout majeur de l'Egypte et du Caire est le Nil. En effet, les terres agricoles sont fertiles et permettent de nourrir la population. Médine et La Mecque profitent de ces denrées alimentaires pour répondre à la demande notamment des milliers de pèlerins. L'Egypte est ainsi un bon fournisseur et ainsi le grenier à grains des 2 villes sacrées.

 

Le Caire sous les Fatimides et Ayyoubies

 

La kiswa noire symbole des Abbassides est remplacée par une kiswa blanche. Ce sont les chiites Fatimides nouveau maître du Caire et d'un empire qui le décident pour marquer leur différence. A leur tour les Fatimides perdent le Caire au profit d'un nouveau sunnite Salah Eddine. Il se proclame "Khadim al haramain al sharifain" c'est-à-dire le serviteur des 2 lieux sacrés.

 

Aqaba tombe sous la domination des croisés. Ils mettent en place un blocus maritime et il est impossible pour les pèlerins de passer par cette ville. En effet, Aqaba faisait partie de la route d'Egypte commençant au Caire. Cette route change de passage. Les pèlerins vont plus au sud de l'Egypte en longeant le Nil. Ils arrivent à Qous pour se rendre par la suite sur le littoral. Ils prennent le bateau depuis le port d'Aydhab. Ils accostent la côte d'Arabie via le port de Djeddah. Ce chemin sera emprunté plus d'un siècle et demi.

 

Nous avons d'ailleurs un témoignage du franchissement de la mer Rouge. L'Andalou Ibn Joubair a survécu à une tempête. Il dit dans son ouvrage : « comme si c'était des cages à poulets pleine..., nous restâmes cette nuit là, exposés au danger qui nous conduisit au désespoir; c'est ainsi que la mer pharaonique nous montrait quelques-uns de ses périls souvent décrits ».

 

La ville aux 1000 mosquées sous les Mamelouks

 

Un peu plus tard les Mamelouks nouveaux maîtres d'Egypte accentuent leur position avec un protocole assez original. Ils récupèrent aux croisés Aqaba. Le Sinaï redevient sûr pour les voyages notamment des pèlerins. La route passant par Aqaba est ainsi à nouveau accessible. L'initiateur de cette prouesse est le sultan Mamelouk Baïbars. Il confia au chef de la caravane d'Egypte un palanquin. Ce dernier est appelé mahmal. Il s'agit d'un compartiment vide installé sur un dromadaire. Il est à la tête de la caravane pour signifier que ce convoi est sous la protection du sultan Mamelouk. Mais cela va au-delà car cela concerne également les autres routes dont celle de Damas et les villes sacrées de l'islam.

 

Des waqfs, fondation pour l'intérêt général, proposent des services aux pèlerins les plus pauvres. Pour faciliter leur voyage, des montures sont en location et des équipements pratiques et utiles. Les Mamelouks mettent leur pied à l'édifice en construisant des puits et des abris fortifiés. La kiswa est tissée en Egypte. Elle est apportée à La Mecque pour couvrir la Kaaba. Elle est avec le palaquin la manifestation de l'autorité des Mamelouks. D'autres souverains et des riches personnes établissent des logements pour l'accueil des pèlerins notamment pour les plus pauvres.

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