Les épidémies à La Mecque Makkah


Les épidémies à La Mecque Makkah

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les épidémies à La Mecque Makkah
  • 19/06/2020
  • Non classe

Les épidémies à La Mecque Makkah ne datent pas seulement d'aujourd'hui. Le covid 19 n'est pas le 1er virus. Nous semblons l'oublier ou nous ne le savons pas assez. Il y avait déjà des épidémies d'une grande violence pendant le califat du 2ème calife Omar ibn Khattab (qu'Allah l'agrée).

 

La Mecque fut épargnée mais plus au nord dans la région de Shams une épidémie de la peste a fait rage. Plusieurs milliers de personnes furent touchées et moururent.

 

Retour en arrière ! Voici les épidémies à La Mecque Makkah les plus récentes.

 

Au 19ème siècle : plusieurs vagues de choléra

 

La Mecque essuie plusieurs séries de pandémie de choléra.

 

En 1831, la ville sacrée de l'Islam est touchée de plein fouet par cette maladie. Elle a pour origine l'Inde. Elle est fatale à la majorité des pèlerins. Puis de nouvelles vagues se succèdent. 

 

De 1837 à 1858, les musulmans ne peuvent pas accomplir le hajj à cause du choléra. Ce fléau bouleverse le culte pendant 7 ans où le grand pèlerinage ne peut avoir lieu. Les pèlerins ne peuvent pas se déplacer. 

 

En 1846, 15 000 pèlerins meurent de cette crise sanitaire. En 1858, La Mecque est à nouveau touchée. Les fidèles égyptiens quittent précipitamment la ville sainte pour se préserver de cette pathologie. Ils abordent les côtes de l'Egypte de la Mer Rouge en ils sont mis en isolement.

 

Au 20ème siècle : la grippe espagnole

 

La grippe espagnole marque les esprits à la sortie de la 1ère guerre mondiale. Les jeunes et les actifs sont aussi touchés alors qu'ils étaient plutôt épargnés. La famille royale est frappée. Turki, prince héritier et fils d'Abdelaziz Ibn Saoud, succombe à cette épidémie. Le roi perd également l’une de ses épouses, Jawhara.

 

Des mesures de préventions sont adoptées. Ainsi, l’Arabie met en place l'isolement des personnes atteintes et soupçonnées d'être atteintes. Des médecins occidentaux sont appelés en renfort. C'est le cas de Paul Harrisson. Il est médecin chef de la mission chrétienne américaine à Bahreïn.

 

Cela a pour conséquence la création d'une institution de santé publique saoudienne. Rappelons que le royaume est en cours de construction suite à la chute de l'Empire Ottoman. 

 

Le royaume a alors peu de médecins formés aux nouvelles techniques. Il fait appel aux médecins des pays limitrophes contrôlés par les puissances étrangères et coloniales. Ainsi les médecins égyptiens, libanais et syriens viennent participer à l'édification de cette institution publique. 

 

Au 21ème siècle : les coronavirus nouvelles menaces sanitaires

 

H1N1 et MERS-CoV

 

Les dernières menaces s'appellent H1N1 ou encore MERS-CoV. On pense évidemment au covid 19 la dernière en date. Les autorités saoudiennes restent attentives à toutes les maladies qui apparaissent dans le monde. Des pèlerins venant du monde entier peuvent être porteur d'un virus et le transmettre lors des rites du pèlerinage. Ainsi ils contaminent d'autres personnes rentrant chez elles qui contaminent à leur tour. Ce qui fut le cas pour le choléra lors du 19ème siècle.

 

Ils ont déjà excluent des musulmans de venir en Arabie. Ce fut le cas en Afrique où des cas sévères d'Ébola fut établis. Les pays concernés n'ont pas pu envoyé leurs citoyens de confession musulmane.

 

Le coronavirus, MERS-CoV, est encore présent en Arabie. L'origine de ce virus serait animal. Les camélidés seraient des transmetteurs actifs. Elle continue à infecter et à tuer en Arabie. Il a été comptabilisé par l'OMS plus de 850 décès par le MERS entre 2012 et 2020.

 

Les enseignements retenus

 

Les dysfonctionnements du royaume saoudien se révèlent avec ces épidémies successifs.  Des questions se posent sur l’étendue du champ d’action du pouvoir, le traitement sanitaire et sécuritaire des lieux sacrés, le lien inquiet avec l’étranger.

 

En 2012, la longueur de la mise en place de prévention sanitaire contre le MERS-CoV à Makka est sujet à reproche des autorités saoudiennes. L'OMS fait partie de ceux qui dénoncent le manque de réactivité. Ils reprochent aussi le manque d'information sur ce nouveau virus qu'auraient dû transmettre les autorités saoudiennes. Pourtant ces dernières auraient du profiter 3 ans auparavant de la vague de grippe H1N1 pour mettre en place les mesures préventives nécessaires.

 

Avec le MERS-CoV, de nouvelles mesures sont prises parmi elle la démission du ministre de la santé en 2014. Il y a aussi l'ouverture d’un institut et d’un laboratoire national dédiés à la gestion sanitaire et à la prévention des maladies infectieuses dans le royaume. La prévention est revue et corrigée dans les hôpitaux et plus particulièrement dans les lieux sacrés .

 

Des saoudiens étudient à l'étranger pour parfaire leurs connaissances médicales. Des partenariats sont noués pour faciliter les échanges sur ces nouvelles maladies. C'est notamment le cas avec la France. Les hôpitaux saoudiens ont pu améliorer leurs services de prises en charge des épidémies à La Mecque Makkah et du pays.

 

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